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Avec des besoins annuels en paille croissants sur les exploitations (50 à plus de 200 tonnes/an), les éleveurs trouvent une solution dans la diversification de l’approvisionnement en paille par la plaquette bois. Elle est utilisée principalement en litière bovine, ovine ou caprine en remplacement partiel ou total à la paille.
Le processus de fabrication est identique au bois plaquette pour le chauffage.
Les sécheresses successives de 2008 et 2011 et l’arrivée de matériels d’abattage et de déchiquetage des bois depuis une dizaine d’année rendent accessible cette ressource pertinente pour les éleveurs.

4 m3 de bois déchiqueté = 1 tonne de paille
1 tonne de bois déchiquetée absorbe autant qu'une tonne de paille


Appliquer en deux couches de 6-8 cm de plaquettes à 15 jours – 3 semaines d’intervalle, la réussite d’un paillage bois dépend avant tout de son taux d’humidité (20-25% maximum) mais aussi de son calibrage, de la ration, de la densité dans les cases et du type d’animaux (vaches, broutards à l’engrais, génisses…) Apporter une couche supplémentaire de 6-8 cm dès le début du salissement des animaux est aussi un gage de satisfaction dans cette technique.

Toutes les essences du bocage sont préconisées, feuillus ou résineux, essences très taniques ou bois blancs, en pur ou en mélange, des pH basiques entre 8 et 9 sont relevés sur ces fumiers au curage, après compostage ou à l’épandage. Contrairement à ce qui est dit, cette technique maintient ou relève sensiblement les pH des sols.

Destinée en priorité aux éleveurs achetant de la paille comme aux polyculteurs-éleveurs, des performances techniques, économiques, sociales et environnementales sont observées.


Utiliser la litière bois plaquette c’est :

  • Réaliser un gain de paille et de temps au paillage sur plusieurs semaines (améliore l'organisation du travail en période hivernale)
  • Améliorer la trésorerie de l’exploitation
  • Renforcer l'autonomie de l'entreprise agricole en réduisant les dépendances à la paille et ses transports, l'entretien coûteux des haies basses
  • Bénéficier de matériels de Cuma et d’entreprises adaptés à l’abattage et au déchiquetage en toute sécurité et sans pénibilité des bois de haie
  • Actionner un levier sur la rotation en diminuant quelques surfaces de « céréales à paille » au profit de légumineuses et protéagineux (autonomie alimentaire...)
  • Remettre en production un linaire de haie (laisser monter certaines haies basses en haies hautes)
  • Favoriser la biodiversité
  • Retrouver ombrage et protection contre les intempéries pour les animaux
  • Stocker du carbone dans les sols


Par cette technique, les éleveurs utilisent un autre mode d'exploitation et de gestion des linéaires de haies.

Les Chambres d’agriculture vous guident dans cette démarche au travers de visites et témoignages d’utilisateurs.

Documentation